
Il y a toujours eu beaucoup d'intérêt politique au sujet du rôle des médias dans une situation de conflit, autrement dit, dans une situation de crise et de guerre. Un des thèmes les plus persistants explique que les médias deviennent souvent les outils majeurs permettant aux gouvernements de mobiliser l'appui public. Cet argument est devenu particulièrement fort dans les analyses du rôle des médias lors de la guerre du Golfe en1991, et il serait extrêmement étonnant si l'on parvenait à des conclusions différentes au sujet du rôle des médias américains dans les conflits en Afghanistan et lors du déclanchement de la guerre en Irak.
L’un des sujets traités dans l’atelier de Medias21 concernant la paix et de la sécurité qui a eu lieu à Genève le 18-21 mai, 2009, était : « Le Journalisme de paix » et la relation entre les médias et les gouvernements.
Les médias ne sont souvent que des outils pour le gouvernement
Les relations entre médias et gouvernements sont assez complexes en temps de paix et deviennent ambiguës lors des conflits armés. Selon Yves Laplume, directeur éditorial de la Foundation Hirondelle/médias pour la paix et droits de l’Homme : The journalists always work with a team. It’s always a team choice”…finalement Laplume a ajouté: “I don’t know what is peace journalism, but I know what is journalism …
Les médias de masse sont le moyen le plus efficace pour diffuser l’information au public : propagande et censure restent des valeurs largement utilisées par le gouvernement durant les conflits afin de justifier et de faire accepter leurs choix politiques et stratégiques. Les hommes politiques abreuvent donc les médias d’informations en désignant des sources officielles auprès desquelles les journalistes peuvent aller chercher l’information facilement. Cette communication par les sources permet aux gouvernements de définir des stratégies circonstanciées de communication et de relations publiques dans lesquelles s’intègrent leurs rapports aux médias. Dans cette perspective d’action, les sources peuvent produire elles-mêmes des événements dont elles informent les médias. L’auteur parle alors d’« armes de communication massive » (Mercier, 2004.p.167-168).
Luisa Ballin, porte-parole de l’Union Interparlementaire, a bien résumé l’idée que nous avons voulu résumer ici : Its important that we know that journalists cannot change the world but ONLY to give the floor to victims, citizens and of course governments.
Sources : Mercier,A (2004). Guerre et médias : permanences et mutations. Raisons politiques, numéro 13 p.97-110.
Liz Hiller
Photo des intervenants lors de la conférence sur le journalisme de paix.

No comments:
Post a Comment